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Il est nécessaire de refonder les forces vives (politiques et sociales) et les forces militaires et paramilitaires

Kéamou Bogola Haba a publié une nouvelle tribune dans laquelle il exige la dissolution des partis politiques. Pour que la Guinée avance, se modernise, se développe et en finisse avec les régimes ethniques, répressifs, ne faudrait-il pas organiser des élections libres, inclusives et transparentes pour que le peuple fasse ses choix « .

Fondateur du Front national pour la défense de la transition (FNDT), Kéamou Bogola Haba écrit : « Comme nous le réclamons déjà dans le cadre de la Refondation en cours en Guinée, la dissolution des partis politiques actuels en faveur d’un nouveau système politique á deux ou trois partis forts, impersonnels, transversaux et démocratiques est déjà actée par plusieurs de nos compatriotes qui analysent objectivement comme nous le système actuel des partis politique basé sur l’ethnie et sur l’omniprésence d’une seule personne á la tête du parti comme principal financier et éternel candidat á toutes les élections et protecteur du système mafieux d’impunité sur fond d’influence subjective sur les politiques publiques comme la celle de la Justice et de l’autorité de l’ Etat.

Kéamou Bogola HABA

Pour une nouvelle Guinée, veuillez nous rejoindre au #fndt pour la défense des idées réformatrices pour la Refondation de la Guinée pendant cette période exceptionnelle de Transition sous le Colonel Mamadi Doumbouya.

En lieu et place des manifestions violentes de résistance aux réformes engagées par les militaires pour vouloir protégés ceux qui sont en conflit avec la loi et défenseur du système politique défaillant actuel ou des missions de la CEDEAO axée uniquement sur la durée de la transition pour pour plaider la cause de ceux qui sont en conflit avec la loi, mobilisons nous plutôt pour exiger du CNRD, du CNT, du Gouvernement, du système judiciaire, de la HAC mais aussi de la CEDEAO et des Partenaires Technique et Financiers du G5, la poursuite et l’accélération des réformes en Guinée et cela avant que nous partons aux futures élections á partir de 2024 comme planifier dans l’agenda de la Transition ».

‘Désethniser’ l’Administration et les forces militaires et paramilitaires

Personnellement, je crois qu’il est nécessaire de refonder les forces vives (politiques et sociales) et les forces militaires et paramilitaires. Et c’est urgent. Notre site a publié différents articles dans lesquels des propositions concrètes et ont été faites à cet effet. Le nombre de partis politiques ne se décrète pas. Des élections transparentes et inclusives permettent de régler démocratiquement ce sujet. Et avant les élections, il faut s’assurer qu’une constitution favorisant l’unité nationale et l’équilibre des pouvoirs entre les fils de toutes les régions du pays est en vigueur.

Ainsi, en créant un poste de vice-président, cette Loi fondamentale indiquera que le Président de la République et son vice-président seront élus en duo, qu’ils ne seront pas issus de la même région administrative et n’appartiendront pas à la même origine ‘ethnique’. Que le président de l’Assemblée nationale ne soit pas de la même région et de la même ethnie que le président et le vice-président de la République. Que le Premier ministre ne soit pas de la même ethnie et région que les présidents et vice président de la République et de l’Assemblée nationale. Qu’aucune région n’ait plus du quart des postes ministériels et de leurs cabinets ; que dans chaque ministère on sente la présence des cadres originaires de chacune des régions et ethnies. Que cela soit aussi au niveau des États majors des forces militaires et paramilitaires.

Plus exactement, c’est le système sociopolitique guinéen, en vigueur depuis le premier régime (Sékou Touré) qu’il faut changer. Ce système est fondé sur le clan, l’ethnie, la région. À la prise du pouvoir par Lansana Conté, on a constaté le ‘déménagement’ du pouvoir de la Haute-Guinée (Sékou Touré) vers la Basse Guinée (Lansana Conté). En moins d’un an du pouvoir Moussa Dadis Camara, ce même pouvoir a ‘déménagé’ de la Basse Guinée vers la Forêt, avant de retourner en Haute Guinée sous Alpha Condé (2010 à 2021) qui n’a pas caché d’officialiser l’ethnostratégie.

 

À suivre samedi

Ibrahima Sory BALDÉ

Photo de la Une : Cellou BINANI, AFP

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