Contre La sansure

Bénin: vote calme pour un fauteuil présidentiel verrouillé sans fraude!

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Ils étaient près de 8 millions de Béninois à être appelés aux urnes, ce dimanche 12 avril 2026, pour désigner leur nouveau président. Ils avaient le choix entre le changement dans la continuité avec le dauphin du président sortant, le ministre de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni et l’opposant modéré et ex-ministre de la Culture, Paul Hounpkpè. Si les deux présidentiables se disent tous deux confiants, c’est un secret de polichinelle que de dire que la clé du palais présidentiel de la Marina, a déjà trouvé preneur, en la personne du cheval de Patrice Talon.

Après deux quinquennats bien accomplis, selon bien des bookmakers, le successeur de Thomas Boni Yayi, depuis le 6 avril 2016, a, certes échappé à la tentation du 3e mandat, mais tout en prenant le soin de verrouiller le fauteuil présidentiel au profit d’un proche, pour ne pas dire un très proche. Il lui a même tracé un boulevard pour arriver à ses fins, puisque cet acte d’élection, hautement démocratique, s’est déroulé sans opposant de taille, n’en déplaise au candidat d’en face. Et comme la nature a horreur du vide, en l’absence d’une opposition qui n’existe que de nom, l’élection est déjà jouée!

Les Démocrates, le véritable parti d’opposition qui pouvait perturber les plans du pouvoir, a été écartelé et écarté du jeu politique, depuis bien longtemps et de bout en bout. Pour exister politiquement, plusieurs de ses cadres ont dû marcher dans le sens du vent. Il en est ainsi de l’ancien député et ex vice-président des Démocrates, Eric Houndété et Guy Mitopkpè, ancien porte-parole du même parti, qui ne faisait aucun cadeau au régime Talon. Ils ont dû retourner leurs vestes, comme c’est régulièrement le cas en Afrique, pour apporter un soutien sans faille au candidat du président sortant, celui qui a, bien évidemment, le vent en poupe.

Même Chabi Yayi, le fils de l’ancien président de la République et président démissionnaire des Démocrates, Thomas Boni Yayi, de rouler pour le pion du pouvoir! Du reste, ils sont au moins une vingtaine à avoir été suspendus du parti Les Démocrates, pour avoir apporté, contre les règlements de leur formation politique, leur soutien à des candidats du pouvoir. Rien de nouveau sous le soleil du Bénin, et même du continent, où l’idéal politique est loin d’être la chose la mieux partagée. Les promesses de strapontins, et autres, ont toujours pris le dessus. Ainsi va la politique sous nos cieux. Les Démocrates vont-ils survivre à cette saignée? Comme le phénix, le parti renaîtra-t-il de ses cendres? Questions!

En attendant, la présidentielle béninoise, selon les déclarations déjà actualisées des observateurs, «s’est déroulée dans le calme et la transparence en dehors de quelques petits dysfonctionnements qui ne sont pas de nature à décrédibiliser l’élection». Il ne faudrait pas non plus occulter la maturité certaine des Béninois en matière politique.

Le véritable enjeu de ce vote dominical reste le taux de participation qui sera bien scruté, compte tenu, depuis quelques années, du désamour profond de nombre de Béninois pour la chose politique.

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