Contre La sansure

Le Scandale de Luanda : Cellou Baldé trahi le basketball Guinéen

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Lorsque le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, renouvelait sa confiance à M. Cellou Baldé en août dernier à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports, beaucoup espéraient voir émerger un responsable capable d’incarner la vision de refondation portée par le GMD.

Lors de sa prise de fonction, le ministre promettait pourtant de ne pas être “le ministre du football uniquement”, mais celui de toute la jeunesse et de toutes les disciplines sportives du pays.
Dix mois plus tard, la réalité est brutale. Cruelle même.

À Luanda, le drapeau guinéen est aujourd’hui humilié sous le regard du continent africain. Et derrière ce naufrage institutionnel, un nom revient avec insistance : celui de M. Cellou Baldé, devenu malgré lui, aux yeux de nombreux observateurs, le “ministre du football”, incapable d’assurer la dignité des autres disciplines nationales.

Le cri des basketteurs guinéens est silencieux. Les visages sont fermés, les nerfs tendus. Les langues hésitent encore à prononcer le mot, mais la crise de Luanda expose au grand jour les limites d’une gestion improvisée et déconnectée des réalités du sport guinéen.

Alors que le Syli Basket réalisait un parcours historique dans les éliminatoires de la Coupe du Monde FIBA 2027, les joueurs se sont retrouvés abandonnés dans des conditions inimaginables : primes impayées, factures d’hôtel non honorées, jusqu’à l’expulsion pure et simple de la délégation à seulement 24 heures d’un match décisif contre la Tunisie.

Pendant ce temps, le ministre des Sports demeure injoignable.

L’ambassade de Guinée en Angola, dépassée par les événements, tente tant bien que mal de gérer une situation devenue embarrassante pour l’image du pays.

Oui, selon plusieurs sources concordantes, des joueurs guinéens ont été contraints de s’installer sur le trottoir jouxtant leur hôtel à Luanda. Une scène insoutenable. Une humiliation nationale.

Comment comprendre qu’un département aussi stratégique soit aujourd’hui plongé dans une telle désorganisation.  Depuis l’election du president de la republique, les autorités ne cessent de promouvoir la transformation socio-économique du pays, avec le sport présenté comme l’un des leviers majeurs du programme stratégique Simandou 2040.

Mais à Luanda, cette ambition gouvernementale semble abandonnée sur le bord de la route.
Le Syli Basket ne demandait pas de faveur. Il demandait simplement du respect et un minimum de considération pour défendre les couleurs nationales.

Aujourd’hui, une question brûle toutes les lèvres : M. le Ministre, est-ce ainsi que vous comptez traduire “avec efficacité” votre vision ambitieuse en faveur de la jeunesse et du sport guinéen
La réponse, désormais, appartient aux guinéens.

Mohamed Max CAMARA

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