Mondial 2026: les Africains et ces maudites dernières minutes!
Alors qu’ils menaient, 2-0, contre les Argentins champions du monde en titre, les Egyptiens ont vécu, sans doute, le pire cauchemar de leur histoire footballistique, ce mardi 7 juin! Ils sont passés à côté d’un 8e de finale qu’ils croyaient tenir, apercevant déjà la porte entrebâillée des quarts de finale de ce Mondial 2026, lorsque le monde s’est effondré autour d’eux. De la 79e à la 92e, Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez réduisirent à néant les chances des Pharaons d’Egypte d’aller plus loin dans la compétition, et l’espoir de l’Afrique d’avoir un deuxième représentant, avec les Lions de l’Atlas, en quarts de finale.
Que de regrets pour Mohamed Salah et les siens, qui étaient loin de penser qu’un scénario dont ils maîtrisaient l’écriture, allait leur échapper totalement, passant de leurs mains, ou de leurs pieds si vous voulez, à la tête fatale du numéro 8 argentin. Alors, les Argentins pouvaient couler des larmes de joie, car ils revenaient de l’enfer. Les Egyptiens, eux, malgré leur ire contre l’arbitrage, n’avaient plus qu’à penser à un retour vers Le Caire où, comme ailleurs sur le continent, leurs supporters étaient prêts à déferler dans les rues pour les fêter en héros.
Une fois de plus, une fin de match vire à la catastrophe pour les Africains. C’est comme un mauvais sort qui a été jeté aux équipes africaines à ce Mondial 2026. Florilège: La Côte d’Ivoire qui avait réussi à revenir à la hauteur de la Norvège alors qu’elle était menée 0-1, n’atteindra jamais les prolongations d’un 16e qui étaient pourtant à sa portée, crucifiée par Erling Haaland à la 86e mn. C’est à la même 86e mn que les champions d’Afrique en titre, les Sénégalais, qui tenaient leur 16e de finale, menant les Diables Rouges de la Belgique par 2-0, encaisseront la réduction du score par Romelu Lukaku, avant d’être rejoint au score, dans la foulée, à la 89e. Les Belges sur un pénalty de Youri Tielemans, encore lui, leur porteront le coup de grâce aux Lions de la Teranga, à 120+5.
Comme quoi, en plus de la détermination et des buts marqués, le mental est le pilier sur lequel repose l’issue d’un match, qui, il faut le rappeler aux Africains, dure jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Ivoiriens, Congolais, Sénégalais, et Egyptiens, pour ne citer que ceux-ci, joueurs comme entraîneurs, ont fait les frais de ce manque de concentration. Car tout peut se passer, même à l’ultime seconde d’un match. Maintenant que la fin des fins est arrivée pour les 9 Africains sortis de cette 23e édition de la coupe du monde, il leur faudra apprendre de leurs erreurs, pour les prochaines échéances!
Aux Lions de l’Atlas de sauver l’honneur du continent. Cela passera déjà par l’obstacle français qu’il leur faudra passer ce jeudi 9 juillet en quart de finale. Comme nous l’avons toujours écrit, les Africains doivent savoir que l’essentiel n’est plus de participer à la coupe du monde, mais de la gagner!
Par Wakat Séra

