Contre La sansure

Sidiki Touré, en vous écoutant, Alpha Condé a échoué

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Dans vos propos rapportés par  (*), vous avez indiqué : « pour qu’on soit fort dans nos revendications, il faut qu’on soit unis. Autant on va demander le retour du président Alpha Condé, autant on va demander la libération de nos cadres injustement arrêtés. Et cela, on n’aura pas peur. Dans les jours à venir, nous allons commencer les actions concrètes par rapport à ça (…) »

M. Sidiki Touré, l’ex président Alpha Condé a échoué en vous (le clan Dr. Diané au sein du RPG AEC) écoutant, en vous suivant et a fini par développer des reflexes ethnostratégiques et régionalistes. Il a même fini par oublier que la Guinée d’avant l’indépendance était solidaire, tolérante, de plus en plus métissée. Des valeurs sociales qui ont été sérieusement secouées au lendemain du ‘complot de l’eau empoisonnée’ inventée de toutes pièces en septembre 2010, en pleine campagne d’un second tour de la présidentielle qui n’aurait pas dû avoir lieu si le général Sékouba Konaté, président de la transition, ne l’avait pas imposé avec le soutien du médiateur Blaise Compaoré, du président Abdou Diouf et du Ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, tous amis d’Alpha Condé.

Bâtisseur ou destructeur ?

Ceux qui considèrent l’ex président Alpha Condé comme étant un bâtisseur ne devraient-ils pas parler plutôt d’un destructeur ? Un bâtisseur étant un rassembleur autour d’un programme de développement socioéconomique et politique, contrairement au destructeur qui favorise plutôt le diviser-pour-régner, comme l’a fait, tout au long de son pouvoir (décembre 2010 à septembre 2021) Alpha Condé, mal élu en novembre 2010 et débarqué de son fauteuil d’un président à vie qu’il s’est offert dans la controverse, en faisant couler beaucoup de sang de ses compatriotes.

Membre de la Direction des communication du RPG AEC, Sidiki Touré a estimé que « le combat c’est dans la rue, c’est vrai. Mais, vous devez avoir au moins à l’esprit que dans certaines communes de Conakry, il y a des quartiers qui ont la culture de la violence. Ils sont habitués à ça. Même un message qui ne les concerne pas, dès l’instant que ça amène le désordre, ils se lèvent. Chez nous, il faudrait que les jeunes prennent conscience que le combat n’appartient pas seulement à une personne ou à une entité. Le combat appartient à tout le monde ».

J’ai appartenu à cette cellule des communications. Avant la fondation du RPG, j’étais aux côtés d’Alpha Condé, en qualité de Rédacteur en chef adjoint de Malanyi et Ségueti… Nous combattions pour l’avènement de la démocratie. Comment et pourquoi Alpha Condé, d’appartenance mandingue, de culture soussou avec de dizaines d’amis peuls s’est-il laissé enfermer par des ethno anti-peuls de toutes les régions ? Des anti-guinéens tout simplement, qui ne réalisent pas qu’ils ont des cousins, tantes, oncles, neveux, etc. peul, soussou, maninka, kissi, guerzé… Combien de millions sont, aujourd’hui, ces « métis inter-ethniques » de Guinée ?

Le RPG AEC a empêché l’UFDG et ses alliés de battre campagne.

 

Ratoma, ma commune, sur instructions des pouvoirs en place, est violentée par les forces policières et militaires. Quand Alpha Condé était chassé par le pouvoir de Lansana Conté, ses partisans ont toujours bénéficié de l’appui des démocrates de cette commune. Sidiki Touré est peut-être trop jeune pour le savoir. À Ratoma, les gens ne suivent pas Cellou Dalein Diallo et l’UFDG en raison de considérations ethniques ou partisanes. Nombre de dirigeants de partis politiques, peuls comme lui y résident. Tout comme ceux d’autres communautés.

La réalité, c’est que les businessman des crises sociopolitiques ont mis en place des mécanismes pour faire affronter des jeunes aux forces policières et militaires du  gouvernement, mais dont la formation en civilisation républicaine est ratée… tout le démontre. Aussi, même si des manifestations se tiennent en dehors de la commune de Ratoma, ces businessman de la crise trouvent toujours les moyens de l’exporter dans les quartiers le long de l’axe Hamdallaye-Kagbélin. Tueries, violences, arrestations arbitraires, etc. sont alors opérées contre les riverains, majoritairement peuls, considérés comme militants ou sympathisants de l’UFDG.

Et si les manifestations étaient limitées dans l’espace et le temps ? Ainsi, elles pourraient avoir comme points de départ, au plus tard à entre 9 h30, le rond point de Hamdallaye d’une part, et le Stade de Bonfi d’autre part. Pour point d’arrivée l’Esplanade du Stade du 28 septembre, au plus tard à 13 h, pour une fin de la rencontre à 14 h ? Sans aucun doute que cela se passerait normalement. Mais en attendant, que Sidiki Touré et ceux qui pensent comme lui respectent les opprimés le long de l’Axe Hamdallaye – Kagbélin.

Ibrahima Sory BALDÉ

(*) https://mosaiqueguinee.com/sidiki-toure-rpg-aec-dans-les-jours-a-venir-nous-allons-commencer-les-actions-concretes/

 

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