Contre La sansure

« Au lieu de déployer son énergie dans des discours guerriers, il vaut mieux l’utiliser sur le terrain » (Me Traoré)

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’La France n’a pas aidé le Mali à endiguer le phénomène terroriste’’; elle serait même complice des ‘’djihadistes’’ qu’elle appuierait en termes de logistique et de renseignement.

C’est le discours qui est véhiculé par des officiels et soutiens de la junte militaire malienne. Conséquence, la France a été ‘’chassée’’ du Mali qui a choisi de se tourner vers la Russie.

Maintenant que la France est partie et que ‘’Wagner’’ combat aux côtés des ‘’FAMa’’ dans leur lutte contre les terroristes qui opèrent au nord du pays, il devient incompréhensible que l’on continue à s’en prendre à la France. Il faudrait à un moment dépasser cette rhétorique martiale et s’occuper de l’essentiel à savoir la récupération des régions qui échappent au contrôle de l’État malien ainsi que la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Quand on entend certains discours, on a l’impression qu’ils tendent simplement à justifier l’incapacité à obtenir des résultats sur le terrain alors qu’on avait fait croire aux populations que le Président IBK et la France étaient les seuls responsables de la situation. Mais la réalité est en train démontrer le contraire.

Les invectives envers la France, la CEDEAO, les Présidents Embalo, Bazoum et Ouattara ne sauraient être une solution durable. Les discours faussement nationalistes peuvent marcher un temps mais pas toujours. Il viendra un moment où les populations auront le courage de demander des comptes. Au lieu de déployer son énergie dans des discours guerriers, il vaut mieux l’utiliser sur le terrain.

On pourrait d’ailleurs se poser la question de savoir pourquoi la France, à travers ‘’Serval’’ et ‘’Barkhane’’ s’est impliquée dans la crise malienne. Si les autorités maliennes étaient capables de venir à bout des ‘’groupes armés terroristes’’ qui sèment la terreur dans la partie septentrionale du pays, il est certain qu’elles n’auraient sollicité l’intervention d’aucune puissance étrangère. Mais si on parle encore du Mali comme une république, c’est parce qu’à un moment donné les rebelles ont été bloqués alors qu’ils fonçaient tout droit sur Bamako. Bloqués par qui? Tout le monde le sait.

Les autres ne peuvent pas être éternellement responsables des malheurs des pays africains.

 

Mohamed TRAORE

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