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Ceux qui ont remplacé Alpha Condé ne veulent vraiment pas faire une transition paisible et partir.

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Il va falloir ressortir les plumes et les tailler encore, car ceux qui ont remplacé Alpha Condé ne veulent vraiment pas faire une transition paisible et partir. J’étais pourtant de ceux qui au début avaient fondé un grand espoir en cette Transition. Surtout à cause du discours justificatif du coup d’État et ce malgré les voix prémonitoires de certains. Dommage que mon optimisme soit en train d’être trahi.

Apparemment le ‘’G spot’’ ou le point faible de la Transition, c’est sa durée. Dès qu’on en parle, les gros bébés sensibles de la Transition vont sortir pour déverser leur bile. Sinon comment expliquer les sorties malencontreuses du Premier Ministre et du Ministre Secrétaire Général de la Présidence ? N’avaient-ils pas mieux à faire ?

Voilà que la CEDEAO a décidé de sévir en isolant diplomatiquement la Guinée par le rappel de tous ses ambassadeurs, et financièrement par la suspension de toute assistance financière en faveur de la Guinée tant qu’un chronogramme acceptable ne sera pas fourni. Maintenant que peut faire le CNRD? Ce n’est pas en tout cas les invectives du Premier Ministre qui vont faire plier la CEDEAO et la communauté internationale face à leur exigences sur la durée de la Transition.

Pourtant, c’est une Transition et comme toute Transition, elle doit se terminer. Maintenant, il va falloir définir volontairement comment elle va se terminer pour le bonheur de tous; sinon comme d’autres transitions, elle peut se terminer de façon incontrôlable et pour le malheur de tous.

Chanter tous les jours que la ‘’Transition doit réussir’’ ne fera pas qu’elle réussisse même si on en fait un Zikr ou Wird quotidien. Si ceux qui pilotent cette Transition ne font pas tout ce qu’il faut faire pour qu’elle réussisse, elle va échouer et malheureusement avec elle, la Guinée.

Cela faisait un bon moment qu’elle avait commencé à dérouter, mais on attribuait ces égarements à l’héritage laissé par Alpha Condé, à l’inexpérience tolérable dans l’exercice du pouvoir et aux difficultés inhérentes à la gestion d’un pays comme la Guinée. Cependant, il est évident que l’agenda ne se limite plus à remettre la Guinée sur les rails de la démocratie et de l’État de droit, mais à se pérenniser aussi au pouvoir.

Les maux qui gangrenaient le pays et qui avaient été cités par le Colonel pour justifier le putsch peuvent aujourd’hui être cités contre la Transition.

Des Guinéens meurent encore à cause de la politique
Des Guinéens sont en prison pour leur opinion politique
Des Guinéens sont en exil à cause de leurs activités ou de leurs opinions politiques
Le dialogue politique a été rompu et maintenant on joue au chat et à la souris.
La cherté du coût de la vie et les difficultés économiques qui ne s’expliquent pas simplement par la conjoncture économique mondiale mais aussi par certaines mauvaises politiques ou incohérences gouvernementales
L’injustice sociale où certains se voient spolier les fruits de leur labeur et la source de leur survie pendant que d’autres sont épargnés…
Les nominations fantaisistes à des postes parfois stratégiques guidées par le népotisme, le clientélisme, le copinage, etc.
L’instrumentalisation de la justice pour le règlement des comptes politiques ou personnels.
Le CNRD nous avait pourtant promis de ne pas répéter les erreurs du passé afin de nous éviter les échecs du passé. Malgré quelques actes positifs à son actif, à l’allure où il mène cette transition, s’il ne change pas de cap, c’est l’échec qui pointe à l’horizon.

Le CNRD doit savoir qu’il y a en son sein des individus dont les intérêts personnels ne sont pas en concordance avec ceux de la Guinée. Au temps d’Alpha Condé, leurs semblables étaient aussi autour du président et lui avaient fait croire que c’est lui ou rien. Malheureusement, il avait lui aussi cru que sans lui la Guinée n’est rien. Aujourd’hui il est parti, et la Guinée continue sans lui. Seulement, il nous a causé un retard inestimable.

Le CNRD doit savoir que ce dont la Guinée a le plus besoin, c’est de la stabilité institutionnelle. Il ne faudrait donc pas que ce soit l’obligation de quitter qui va le faire quitter comme tel fut le cas avec le CNDD ou avec Alpha Condé.

Pour une fois, il faut offrir à la Guinée la chance et l’expérience d’un transfert paisible et ordonné du pouvoir. Ceci devrait être le seul but visé du CNRD pour nous éviter les éternels recommencements.

 

Abdoulaye J Barry

ajbarry@live.com

Portland, USA

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