Contre La sansure

Crise sécuritaire au Mali : L’axe Bamako-Alger pour la paix des braves ?

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Par Boubou SIDIBE

Avec le retour à la normalité diplomatique entre le Mali et l’Algérie, de nouvelles perspectives de pacification s’offrent pour le processus de sortie de crise au Mali.

De sources crédibles, les autorités algériennes sont désormais décidées à jouer franc jeu envers Bamako, en proie à la lutte contre la crise sécuritaire, qui a transformé le nord du Mali en un véritable « no mans land ».

En effet, le régime algérien aurait mesuré toutes les conséquences négatives d’une insécurité galopante dans la partie sud de son territoire, jouxtant le septentrion malien. Car, cette zone est devenue une véritable poudrière où pullulent toutes sortes de trafics : armes, drogues, organes humains, etc.

Or, la zone écume de nombreux terroristes qui n’hésitent pas à y semer un climat de guerre et de désolation. Et ces groupes armés terroristes ont longtemps bénéficié de la mansuétude des dirigeants algériens d’alors. Mais les dernières évolutions de la situation due à la traque sans répit exercée par les autorités maliennes ont fait changer la donne.

En effet, les offensives militaires terrestres et les frappes aériennes du Mali dans les alentours de Tenzaouaten, sans oublier le rejet de l’Accord d’Alger entre les ex-rebelles et le gouvernement malien ont permis d’inverser les tendances. Puisque ce sont ces offensives qui ont conduit à l’abattage d’un drone malien par l’Armée de l’Air algérienne. Cet épisode avait fait monter la tension entre les deux pays ; mais après plusieurs contacts et une discrète mission de bons offices nigérienne, Alger et Bamako ont fini par se résoudre à un accord, pour se donner la main. Car, aucun des deux pays n’a d’intérêt à voir les hordes de terroristes prospérer dans le vaste désert saharien. Ce qui a poussé Alger à faire amende honorable et agir à tourner cette page sombre de ce voisinage laborieux marqué par des hauts et des bas.

En outre, Alger, conscient des dangers que représente la présente sporadique de chefs terroristes maliens dans le sud de son territoire, a décidé de décrisper ses relations d’avec son voisin du Sud. Et d’aucuns confient même que les autorités algériennes seraient prêtes à livrer des terroristes réfugiés sur son sol à Bamako. Sans oublier que le pays du président Tebboune vient de renforcer sa coopération militaire avec le Mali.  Comme pour dire que c’est désormais la phase du dégel total et de la convergence de vue entre les deux Etats, décidés à sceller une union sacrée pour déloger l’hydre terroriste dans cette zone si longtemps infestée.

Cette nouvelle étape de coopération est plus que porteuse d’espoir ; car elle met les groupes terroristes en totale débandade et donne des chances de succès pour la pacification du pays. Elle est aussi une aubaine pour l’Algérie de renforcer sa présence et son influence au sein  des trois Etats de l’Alliance des Etats du Sahel. Car, toute infiltration terroriste au Mali est une menace réelle au Niger et au Burkina Faso. Et, comme l’Algérie tient à préserver ses intérêts géostratégiques dans l’AES, elle s’est imposée une véritable paix des braves avec le Mali, pour son rayonnement dans la région sahélienne.

Sans oublier, qu’en fumant le calumet de la paix avec l’AES, Alger tente vaille que vaille de préserver son hégémonie dans cette zone ouest-africaine

Boubou SIDIBE/maliweb.net

https://www.maliweb.net/economie/cooperation

 

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