Contre La sansure

Gaoual, ton passé t’interpelle, ton avenir te fuit !

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A quelque chose, malheur est bon. La presse nationale, à l’instar de la société entière, aime se fier aux apparences et plébisciter trop tôt les hâbleurs et les personnes qui avancent masquées.

Beaucoup dans l’espace public abusent de la bienveillance des médias et de la crédulité de l’opinion pour assouvir des desseins personnels obscurs et insoupçonnés. La transition en cours a révélé le vrai visage de beaucoup de ceux qui se faisaient passer pour des donneurs de leçon et des parangons de la vertu.  Les journalistes, stupéfaits et abasourdis, voient les monstres qu’ils ont fabriqués se retourner contre eux, des acteurs qu’ils ont tiré de l’anonymat leur jeter la pierre et prononcer la peine de mort à leur encontre.

Ousmane Gaoual Diallo devenu ministre, par hasard comme dans un tirage au sort d’un gouvernement de transition, forcément, limité dans le temps comme s’il n’attendait que ça, a changé de fusil d’épaule, de langage et de religion.  Il n’y a plus que lui qui compte. Il semble désormais prêt à tout tout, absolument tout, pour se maintenir à son poste. Ses amis d’hier et ses partenaires d’avant sont tous dans son collimateur. Il a fait le choix suicidaire de renier son passé et de marcher sur son avenir.

Au même moment, il est devenu un énorme boulet que traîne le CNRD qu’il dit servir, clivant et homme à scandales. En clair, son propre ennemi, il indigne le public et participe activement par ses propos et son comportement incongrus au délitement de l’Etat et à la faillite du pouvoir de transition qui pourtant est né sous une bonne étoile. Les mauvaises rencontres changent le cours d’une vie, les choix hasardeux de collaborateurs proches pourraient précipiter la chute.

Jamais, auparavant, un responsable public n’avait fait autant parler de lui en mal, n’avait suscité autant le tollé général. Toutes les limites ont été allègrement franchies. Rien d’étonnant, car dans un passé récent, sous la bannière de l’opposition, Ousmane Gaoual Diallo ne s’était rien interdit comme aujourd’hui, même si personne n’avait appelé à l’anéantir ou à l’effacer. C’est pourquoi, il a survécu. Lui, investi d’une petite portion de pouvoir, se complaît dans les dérives autoritaires et les tendances fascistes. Qui, l’eût cru ?

On a toujours su que la vertu n’a jamais été la chose la mieux partagée en Guinée encore moins le scrupule mais cette fois-là, chacun aura compris qu’il y a un guinéen d’avant le pouvoir et un autre après. Tous, finalement, ne roulent que pour eux-mêmes et utilisent chacun comme marche-pied pour arriver au sommet où par la suite on cherche à se maintenir vaille que vaille.  Malheureusement, l’histoire s’arrête toujours. S’est-on seulement demandé comment parfois et au prix de quoi afin de préserver son honneur et d’éviter de sacrifier sa vie ainsi que celle de sa famille ?

Chacun deviendra ce qu’il a voulu en choisissant son chemin.

« Le temps est le second nom de Dieu ».

L’édito du dimanche de la rédaction.

In. https://lerevelateur224.com/2023/12/10/gaoual-ton-passe-tinterpelle-ton-avenir-te-fuit-ledito/

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