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La Cédéao reporte ses décisions sur les transitions en Guinée, au Mali et au Burkina Faso

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Les dirigeants de la Cédéao réunis à Accra en sommet extraordinaire se sont séparés samedi sans s’entendre sur les sanctions à l’encontre des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, et se retrouveront le 3 juillet dans la capitale ghanéenne, lors du prochain sommet ordinaire de la Cédéao.

Après un sixième sommet samedi, il y en aura un septième. Les dirigeants ouest-africains ne sont finalement pas parvenus à s’entendre samedi 4 juin à Accra au terme d’un sixième sommet extraordinaire organisé dans le but de décider d’atténuer ou de durcir les sanctions contre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, où les juntes arrivées au pouvoir par la force n’entendent pas le quitter de sitôt. La décision est reportée à un nouveau sommet le 3 juillet.

Les décisions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) « sont reportées à un sommet ici à Accra le 3 juillet« , a dit à un correspondant de l’AFP un responsable de la présidence ghanéenne sous le couvert de l’anonymat. Un participant au sommet a expliqué, également sous le couvert de l’anonymat, que les chefs d’État n’avaient pas réussi à s’entendre, « surtout sur le Mali ».
Les dirigeants des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) rassemblés en fin de matinée dans la capitale ghanéenne devaient dire en particulier s’ils maintenaient, allégeaient voire levaient les sévères mesures de rétorsion infligées au Mali le 9 janvier pour stopper le projet des militaires de gouverner cinq années de plus.

Alors que nombre d’analystes s’attendaient à un assouplissement des sanctions contre le Mali et un éventuel durcissement des positions contre la Guinée, au terme d’un huit-clos assez long, signe de possibles désaccords, les chefs d’États ont convenu de repousser leur décision au prochain sommet d’Accra, dans un mois.

Selon plusieurs sources, les pays membres étaient divisés en deux camps. D’un côté, les partisans d’une ligne ferme sur le Mali comprenant notamment le Niger, le Ghana et le Nigeria. Le président nigérian Muhammadu Buhari est, chose rare, venu en personne à ce sommet de la Cédéao à Accra. Et en face, il y avait des États membres partisans d’un allègement des sanctions qui ont aussi un impact sur leur économie, notamment.

Désaccords ou plus de temps laissé aux juntes ?

Est-ce que ces deux blocs n’ont pas réussi à faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? Ou bien est-ce que les chefs d’États ont décidé de laisser davantage de temps aux juntes pour clarifier leurs positions ? Peut-être un peu des deux.

En tout cas, le sommet de l’UEMOA qui a suivi celui de la Cédéao s’est transformé en grand oral pour le Premier ministre burkinabè Albert Ouédraogo et pour le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop qui ont pu s’exprimer devant les chefs d’État de cette organisation.

Khady THIAM

sources Afp, Rfi et france24

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