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La Guinée a 30 jours pour suivre les exemples du Mali et du Burkina Faso

Hier, au 61 ème Sommet des chefs d’Accra, la Guinée a bénéficié d’un sursis de 30 jours pour présenter un chronogramme raisonnable. Les dirigeants ouest-africains ont demandé à la junte guinéenne de suivre les exemples du Mali et du Burkina Faso, qui ont accepté de 24 mois. Est-ce à dire que les autorités vont présenter un chronogramme de 24 mois que la CEDEAO pourrait homologuer ?

Pour un acteur politique, « les situations au Mali et en Burkina Faso ne sont pas les mêmes que celles en Guinée. Là-bas, il y a les rébellions et des régions sont contrôlées par les terroristes. Ce n’est pas le cas en Guinée. Donc, les choses peuvent plus vite. Le gouvernement a dit ce qu’il veut. C’est nous maintenant, qui ne sommes pas en accord avec cette transition, de proposer un chronogramme comme celui des maliens. Je crois qu’un chrono de 15 à 20 mois maximum, suffira largement pour un retour à l’ordre constitutionnel. La CEDEAO ne viendra pas nous imposer. C’est à nous de démontrer la faisabilité de nos propositions« .

Poursuivant, cet acteur politique croit qu’il sera « nécessaire d’avoir un Conseil de la transition rééquilibré comme je vous l’ai souvent dit. Les membres du parlement de transition sont quasiment tous pour le CNRD. C’est eux qui ont décidé de lui accorder 36 mois. Alors ce CNT devrait être renforcé par un groupe proposé par le G58 et le RPG a-e-c et leurs alliés sociaux. C’est vraiment nécessaire pour la sérénité« .

De l’avis d’un commentateur, « les manigances du gouvernement et de ses soutiens vont changer. Vous avez écouté le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, dire sur RFI que les gens de l’UFDG été consultés et ont produit un document. Sur toutes les étapes de la transition, ils ont produit un document, un mémorandum de l’alliance ANAD, nous en avons copie. Pour lui, quand une synthèse sort de dedans, personne ne peut se dire que tout ce qui a été dit dans son mémo n’a pas été pris en compte (…) ce sont des gens comme lui qui compliquent la transition. Vous ne pouvez pas utiliser les memos des autres pour produire un document qui ne reflète pas leurs opinions« .

Dans les milieux opposés aux 36 mois de transition, c’est toujours la fête. Certains vont jusqu’à croire que « le président Boni Yayi pourrait être accueilli en sauveur le jour de son arrivée. Si les gens sont informés, nous irons l’accueillir et l’accompagner car, il vient nous aider à sortir de cette crise« .

 

Mamadou Alpha BAH

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