La Guinée n’a pas besoin de copier le monde, elle doit apprendre de ceux qui réussissent (Par Aziz Bah)
Pendant que de nombreux pays en développement continuent de copier mécaniquement les modèles politiques et économiques occidentaux, une question mérite d’être posée : Pourquoi ne regardons-nous pas davantage du côté des pays qui ont réellement sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté en une seule génération ?
En Chine, près de 90 % des ménages sont propriétaires de leur logement. Ce chiffre impressionnant n’est pas seulement une statistique immobilière. Il reflète une vision de société fondée sur la stabilité familiale, la sécurité économique, l’épargne, l’investissement et la transmission du patrimoine entre générations.
Pour des millions de familles chinoises, posséder un logement n’est pas un luxe. C’est un objectif de vie. C’est une garantie pour l’avenir. C’est un symbole de dignité, de responsabilité et de réussite.
Les parents aident leurs enfants à acquérir leur premier logement. Les jeunes construisent leur avenir sur des bases solides. Les familles accumulent un patrimoine durable plutôt que de vivre dans une précarité permanente.
Pendant ce temps, dans de nombreux pays africains, nous passons une énergie considérable à reproduire des débats idéologiques importés, alors que les préoccupations fondamentales de nos populations demeurent l’emploi, le logement, l’éducation, l’accès à l’électricité, aux soins de santé et à une vie décente.
La Guinée a aujourd’hui une occasion historique de définir son propre chemin. Nous devons avoir le courage d’étudier toutes les expériences qui ont produit des résultats concrets, y compris celles de la Chine. Non pas pour les copier aveuglément, mais pour comprendre les principes qui ont permis de transformer un pays autrefois pauvre en l’une des plus grandes puissances économiques du monde.
Le véritable progrès ne se mesure pas au nombre de discours sur la démocratie. Il se mesure à la qualité de vie des citoyens.
Le véritable succès d’un État se voit lorsque les familles deviennent propriétaires, lorsque les jeunes trouvent du travail, lorsque les infrastructures se développent, lorsque l’épargne augmente et lorsque l’espoir remplace l’incertitude.
Au gouvernement guinéen, je lance cet appel : Regardons au-delà des modèles occidentaux présentés comme universels. Étudions avec humilité les réussites qui ont fait leurs preuves ailleurs. Inspirons-nous des nations qui ont transformé la vie de leur peuple à grande échelle.
La Guinée n’a pas besoin d’importer des recettes idéologiques. Elle a besoin de résultats. Et les résultats laissent toujours des leçons à ceux qui sont prêts à apprendre.
A bon entendeur salut !
Elhadj Aziz Bah
