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L’ANAD et ses alliés du G58 se doivent d’être présents à la rencontre du lundi 27 juin

La Coalition politique ANAD de Cellou Dalein Diallo, sans doute la plus importante en Guinée, dans la déclaration publiée ci-dessous, déclinait l’invitation du Ministre Mory Condé de participer à un dialogue qui devait s’ouvrir ce vendredi. Peu de temps, la Cellule de communication du gouvernement publiait un communiqué dans lequel le Premier ministre Mohamed Béavogui invitait les forces vives du pays à une rencontre lundi prochain, pour un dialogue franc, inclusif en vue d’aller vers une transition apaisée.

A cette rencontre, l’ANAD et ses alliés du G58 se doivent d’être présents, pour dire de vives voix au CNRD et au Gouvernement ce qu’il faut pour éviter au pays des manifestations inutiles, comme les centaines qui ont eu lieu sous le régime dictatorial d’Alpha Condé, parce que ce pouvoir, en manque de légitimité, refusait systématiquement de gérer démocratiquement le pays, en respectant ses lois, en organisant à temps les élections, dont il s’employait toujours à falsifier les résultats avec la complicité du CNOSC de Dansa Kourouma, qui lui donnait une majorité au sein de la CÉNI, des services de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, d’une Justice aux ordres, qui légalisaient les résultats et des forces militaires et paramilitaires qui s’employaient à imposer lesdits résultats par la force des fusils, des grenades lacrymogènes.

Le FNDC et toutes les forces politiques et de la société civile pro-démocratie doivent être présents à ce rendez-vous où ont été inutilement invités les syndicats, le corps diplomatique et surtout les religieux, dont l’heure de participation n’a pas encore sonné. 

À cette rencontre, dont les sujets sont essentiellement d’ordre sociaux et politiques, il serait mieux indiqué que les seuls acteurs conviés soient les coalitions et les forces sociales, regroupées en deux camps, qui doivent obligatoirement convenir des mêmes positions ou s’exclurent des débats. Ceux qui sont en accord avec le CNRD et sa trop longue transition de 36 mois d’une part, et ceux qui voudraient une transition de moins longue durée, devant se terminer au plus tard en décembre 2023, de l’autre.

Ibrahima Sory BALDÉ

 

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