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Le FFSG va lancer « une pétition en ligne pour la fin de la transition militaire à la CNRD »

Les guinéens seront invités, par le billet d’une pétition en ligne, à juger la gestion du pays par le CNRD, son gouvernement et son CNT. Pour le FFSG, « cela aura pour finalité, de démontrer l’illégitimité du CNRD et le désaccord de la grande majorité du peuple de Guinée face à la transition tel que perçue par le CNRD. Ainsi montrer la position non négociable du peuple de Guinée à clôturer immédiatement la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel« .

Pour un commentateur, « cette campagne de signatures est la quatrième des actions que compte mener le FFSG. Elle permettra, malgré les limites technologiques (connexions internet) en Guinée de mobiliser mieux que les marches, surtout si l’anonymat est assurée. C’est une très bonne initiative et souhaitons que les gens participent massivement« .

La cinquième phase de cette campagne pour un retour à l’ordre constitutionnel, selon le FFSG, « se tiendra le 05 Novembre dans tout le pays, il s’agira d’un Appel au boycott de l’initiative samedi d’assainissement. Ainsi, à partir de cette date lancer un appel de boycott des initiatives de l’ensemble des organes de la transition jusqu’à l’établissement d’un chronogramme ne dépassant pas 11 mois qui restent sur les 24 mois de la transition« .

Doumbouya accepte les 24 mois. Les Chefs d’États de la CEDEAO devraient fixer les dates de début et de fin de cette transition.

Pour la sixième action le FFSG prévoit l’organisation d’une Journée ville morte et sans travail le 10 Novembre, consiste a observé une journée ville morte dans tout le pays, mais « organiser des sessions d’échanges et d’informations avec les acteurs concernés« .

Le 17 Novembre 2022, pour la septième action « observer une marche citoyenne dénommée « Stop à l’injustice sociale, à la cherté de vie et à la mauvaise gouvernance« . La huitième étape qui aura démarré le 10 novembre pour durer jusqu’au 22, « sera question d’identification des sources internes et externes par les autorités de la transition« , précise le FFSG.

L’organisation dirigée par Abdoul Sacko souligne que « la neuvième et dernière étape prévue le 22 Novembre 2022, il s’agira d’une déclaration commune de non reconnaissance du pouvoir du CNRD par les forces sociales et politiques du pays, qui sera élaborée et lancée par l’ensemble des coalitions politiques et sociales à la cherté de vie et à la mauvaise gouvernance avec violations des droits humains par le CNRD« .

Pour un analyste politique, « cette stratégie est bonne et demande une mobilisation citoyenne. Est-ce que les partis politiques qui mobilisent, l’UFDG et ses alliés, les autres coalitions comme RPG AEC, FNDC-Politique et CORED vont appuyer comme ils le font lorsque le FNDC appellent des manifestations. Espérons que ce sera le cas. Mais surtout ne pas oublier que les chefs d’États de la CEDEAO vont se réunir en décembre prochain pour déterminer la date de début de l’accord de 24 mois et que Doumbouya voudrait faire commencer le 1 er janvier 2023. C’est qu’en partant lui il transforme 24 en 26. Et ce qu’il faut prévoir, c’est que si le calendrier du chronogramme est faussé, il faudrait que cela soit un motif pour mettre notre pays dans la même situation que la Côte d’Ivoire en 2009, qui avait une administration onusienne. Doumbouya a accepté les 24 mois. Les Chefs d’États de la CEDEAO devraient donc fixer les dates de début et de fin de cette transition« .

Brehim Ould MAHMOUD

 

 

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