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Le CNRD et son gouvernement n’ont rien fait pour éviter ces sanctions à la Guinée.

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Le Chef de la diplomatie guinéenne, Dr Morissanda Kouyaté, a pu échanger avec le président Bissau guinéen, qui assure la présidence en exercice de la Conférence des Chefs d’États de la CEDEAO.

Le Ministre guinéen des Affaires étrangères s’est expliqué, mais c’est trop tard. Reste à savoir s’ils saura rendre compte au Colonel Doumbouya, pour préparer le rendez-vous du 22 octobre 2022.

Pour lui, « tout ça sera calmé » pour « qu’on puisse parler pour travailler ensemble. Parce que l’objectif n’est pas de trouver un vainqueur, mais de mettre en œuvre le programme du colonel Mamadi Doumbouya. Nous n’allons pas accepter que quelqu’un nous distraie de cela. On ne peut pas nous distraire (…) Nous serons patients et compréhensifs pour que programme du Président soit mené à bien. Parce qu’au bout du compte c’est à lui que le peuple demandera des comptes. Il fait déjà bien son travail. Donc, on ne peut pas se laisser distraire ».
Résigné, Dr Morissanda Kouyaté poursuit : « on avait annoncé des sanctions lourdes, il n’y en pas eu parce que beaucoup de chefs d’Etat nous ont soutenu. Je pense qu’il faut qu’on parle afin qu’on trouve un terrain d’entente qui favorise la Guinée ».

Ces gens n’ont rien compris

À Conakry, de nombreux commentateurs jugent que la CEDEAO a pris des sanctions mesurées. Pour l’un d’entre eux, « le CNRD et son gouvernement n’ont rien fait pour éviter ces sanctions à la Guinée. Figurez-vous que bientôt la Guinée ne participera à aucune réunion internationale, aucun dirigeant ne va voyager. La CEDEAO a les moyens de faire fermer les ports de Conakry et de la CEDEAO car, il suffit de sanctionner les compagnies qui les desservent. La Guinée ne pourra pas faire face à ces sanctions… Aucun pays ne peut faire face aux sanctions décidées par les États-Unis avec l’appui de l’Union européenne. Ces gens n’ont rien compris« .

Que vont faire, le Colonel Doumbouya, le CNRD et leurs conseillers qui refusent de mettre en place un cadre de dialogue inclusif et permanent, sous l’arbitrage du Médiateur de la CEDEAO, avec comme observateurs les membres du G5 Guinée (CEDEAO, Nations-Unies, Union européenne, France et États-Unis) comme c’était le cas sous le régime d’Alpha Condé.

Fait important à noter, les cinq (5) membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et États-Unis), ont décidé de soutenir les sanctions adoptées par la CEDEAO.

 

Khadi THIAM

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