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Les leaders du quatuor poursuivis ont été inculpés et placés sous contrôle judiciaire

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Poursuivis au lendemain de la dernière manifestation appelée par le FNDC pour des faits « de destruction de biens publics et privés, coups et blessures volontaires, participation à un attroupement », les 9 leaders du quatuor ont été entendus au Tribunal de première instance de Dixinn où, selon Me Salifou Béavogui, « nous avons rencontré monsieur le procureur de la République qui les a interrogés brièvement. Nous avons compris qu’il n’y a aucun élément dans le dossier« .

Après avoir informé que : « depuis vers  9 heures, nous sommes sur pied, nous avons bravé la fatigue, nous avons bravé la souffrance, nous sommes restés aux côtés de nos clients qui ont été finalement déferrés aux environs de 17 heures, au tribunal de première instance de Dixinn« , Me Salifou Béavogui a expliqué : « le procureur a ouvert une information judiciaire en saisissant le doyen des juges, c’était à 19 heures. Mais 20 heures, nous avons atterrit au cabinet du doyen des juges, après les avoir interrogés tous, il les a inculpés et placés sous contrôle judiciaire. Il nous a donné la parole à nous, pour plaider sur leur statut pénal. Après une quarantaine de minutes, le juge a délibéré, il a décidé de les inculper et les placer sous contrôle judiciaire ».

Chantage du CNRD et de son gouvernement

Poursuivant, il a indiqué que « les avocats constitués se sont tous relayés pour demander leur mise en liberté arguant que leurs clients ont des garanties de représentativité. Nous allons nous concentrer sur la procédure d’instruction pour aboutir à un non-lieu dans cette affaire ».

Pour un commentateur, « il faut croire que c’est un chantage du CNRD et de son gouvernement sur les leaders du quatuor. Ils veulent que ces gens aillent au Cadre de dialogue sans savoir que même si cela arrivait, ils ne sont pas obligés d’y rester pour cautionner un simulacre de dialogue. C’est aux gens du quatuor d’avoir l’intelligence de participer en démontrant la faisabilité de leurs demandes ; ils doivent démontrer qu’ils n’ont pas peur de la CRIEF et qu’ils exigent seulement que les juges ne soient pas téléguidés p le pouvoir. Ils doivent aller à ce dialogue pour faire des propositions concrètes par rapport au chronogramme de 24 mois qui a fait l’objet d’un accord entre la CEDEAO et la Guinée. Mais ne pas y aller pourrait leur faire mal car, ils donneront le pouvoir aux autres… C’est au Cadre de dialogue qu’ils participeront à l’identifications des voies et moyens pour aller vers des élections, par par la rue« .

 

Khady THIAM 

 

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