Contre La sansure

Mali : « grâce présidentielle » accordée à un agent français de la DGSE condamné à 20 ans de prison

0

Le chef de la junte malienne Assimi Goïta a gracié Yann Vézilier, un agent français de la DGSE condamné en juin au Mali à 20 ans de prison, selon un communiqué du gouvernement malien publié jeudi sur Facebook.

Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a gracié un agent du renseignement français sous statut diplomatique, condamné au Mali à 20 ans de prison en juin, a annoncé, jeudi 13 août, le gouvernement malien dans un communiqué publié sur Facebook.

« Le gouvernement de la Transition informe l’opinion que par décret », le général Assimi Goïta a accordé la grâce présidentielle à l’agent français, indique le communiqué.

Officiellement affecté à l’ambassade de France à Bamako, l’officier français, identifié comme Yann Vézilier, avait été arrêté le 13 août 2025 en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa), lors d’une opération menée par la Sécurité d’État (SE), les services de renseignement maliens. Il avait été accusé de conspiration contre les institutions du pays sahélien, dirigé par une junte en rupture avec la France.

Le ministère français des ​Affaires étrangères a repoussé à plusieurs ​reprises des accusations selon ​lui sans fondement.

Yann Vézilier avait été en détention pendant près de 10 mois à Bamako entre son arrestation et son procès, et était détenu jusqu’à récemment au camp 1 de la gendarmerie à Bamako.

Un « pays frère » a contribué à cette grâce, selon Bamako

Dans le même communiqué, le gouvernement malien salue « un pays frère », sans le nommer, ayant contribué à l’obtention de cette grâce.

Les officiers maliens arrêtés en compagnie de l’agent français, et radiés de l’armée depuis, n’ont toujours pas été jugés. Ils sont accusés d’avoir mis en place un réseau d’espionnage et de complot visant à déstabiliser les institutions de la transition malienne en vue de perpétrer un coup d’État.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et État islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touareg indépendantistes. Elle s’ajoute à une grave crise économique.

Depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale.

La junte s’est détournée de l’ancienne puissance coloniale française dans sa lutte contre les jihadistes pour se rapprocher militairement et politiquement de la Russie.

France24 avec AFP et Reuters

Source: https://www.france24.com/fr/afrique/20260813-

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

× Comment puis-je vous aider ?