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« Nous ne pouvons pas gagner ce bras de fer avec la CEDEAO » (Dr. Kpogomou)

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Comme de nombreux autres acteurs sociopolitique, Dr Édouard Zotomou Kpogomou, Président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), parlant des sanctions qui ont été décidées par la CEDEAO contre la Guinée a fait comprendre, dans des propos rassemblés par guinee114.com (*) qu’on avait « pas besoin d’être là. On aurait jamais souhaité que la Guinée soit soumise à un régime de sanctions« .
Pour lui, « fût-il un régime graduel ou pas, les sanctions finissent toujours par mordre et au bas de l’échelle, c’est cette population justement qui vit dans une précarité qui va supporter tout le coût. Nous nous avons pensé qu’au lieu de nous enfermer dans une sorte d’orgueil et d’arrogance on aurait dû faire en sorte que l’on soit coopératif parce que nous ne pouvons pas gagner ce bras de fer avec la CEDEAO. Et comme vous le savez le principe de subsidiarité fait que, une décision qui tombe de la CEDEAO est immédiatement supportée par l’Union Africaine, par l’Union Européenne et les Nations Unies« .
Poursuivant, il souligné « la preuve, les Ambassadeurs du G5 y compris même la Chine et la Russie se sont levés contre justement la prolifération des coups d’Etats en Afrique de l’Ouest donc vont supporter les efforts de la CEDEAO. Il faut quand même que l’on prenne la mesure réelle du danger qui plane pour faire en sorte que le peuple ne soit pas justement pris en otage et c’est ce qui est en train de se passer. Les décisions, on aurait jamais souhaité mais moi personnellement, je n’ai pas été surpris parce que la CEDEAO avait été d’ailleurs très indulgente… »
Le président de l’UDRP, formation politique membre de l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) informe : « nous autres, nous avions au départ fait en sorte que la communauté internationale n’impose pas des sanctions contre la Guinée parce que nous en connaissons les conséquences. C’est la raison pour laquelle nous les avons supportés dès le départ. Mais puisque maintenant les intérêts sont en train de guider effectivement la junte au pouvoir, on sera obligé de rester là et de continuer à les dénoncer et faire en sorte qu’ils prennent conscience de ce qui se passe et corrigent le tir avant qu’il ne soit trop tard« .

À son tour de parole à la 77 ème session des Nations-Unies à New York, pour justifier la nécessité d’une transition de 36 mois, le Premier ministre de la transition a informé que « la question du fichier électoral a été toujours le point de discorde et de contestation des différents scrutins de ces dernières années en Guinée ». Pour lui, il faut « un recensement général de la population et de l’habitat ainsi qu’un recensement administratif à vocation d’état civil. Ces deux opérations nécessiteront 24 mois pour leur réalisation et 12 mois supplémentaires seront nécessaires pour la tenue des trois scrutins programmés ».
Il a souligné : « nous fondons l’espoir que les acteurs réticents dans un sursaut de conscience patriotique se joindront à ce cadre. Aujourd’hui, aucun obstacle ne se dresse sur le chemin du dialogue inclusif en république de Guinée« .
Pour un acteur politique, « ce discours ne passe pas du tout. Le CNRD n’est pas prêt pour un dialogue inclusif, sincère. Tout dépendra maintenant de l’application stricte des sanctions. Ce qui va faire comprendre aux autorités guinéennes que les 10 peuvent être réalisés en 16 ou tout au plus en 20 mois. Le groupe ANAD, RPG AEC, FNDC-Politique et CORED devrait faire une proposition dans ce sens. Nous venons de perdre pratiquement 13 mois de transition… Tout va mal dans le pays, tout… »

Mamadou S. Fadi DIALLO

(*) In. https://guinee114.com/dr-edouard-zotomou-a-propos-des-sanctions-de-la-cedeao-les-sanctions-finissent-toujours-par-mordre/

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