Or: la redistribution des investissements rebat les cartes en Afrique de l’Ouest
Alexis Bedu

Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Ghana renforcent leur contrôle sur leur secteur aurifère, les compagnies minières internationales réorientent leurs investissements vers des pays jugés plus prévisibles. La Côte d’Ivoire, la Guinée, mais aussi la Mauritanie et le Sénégal espèrent profiter de cette redistribution.
La ruée vers l’or se poursuit en Afrique de l’Ouest. Les États multiplient les efforts pour attirer les investissements dans l’exploration et l’exploitation aurifères. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire et la Guinée apparaissent aujourd’hui comme les destinations les plus attractives pour les groupes miniers, profitant notamment des hésitations des investisseurs à développer de nouveaux projets au Mali, au Burkina Faso ou au Ghana.
En Côte d’Ivoire, le gigantesque projet Koné entrera en production avant la fin de l’année, avec plusieurs mois d’avance sur le calendrier initial. Située près de la frontière malienne, cette future mine continue de gagner en importance : ses ressources sont désormais estimées à plus de 6,3 millions d’onces d’or.
La société canadienne Montage Gold poursuit parallèlement ses investissements dans le pays, avec l’acquisition du projet Didievi auprès d’African Gold. « Un projet comme celui de Koné n’est possible aujourd’hui que grâce aux investissements que le pays a réalisés dans les infrastructures et l’énergie. Nous avons acheté un deuxième projet, celui d’African Gold à Didievi. C’est un projet très prometteur. Cela montre notre volonté de continuer à accroître notre présence en Côte d’Ivoire grâce au potentiel géologique et à la stabilité économique du pays », explique Martino De Ciccio, PDG de Montage Gold.
Des investisseurs en quête de stabilité
La Côte d’Ivoire et la Guinée profitent d’un contexte régional marqué par la prudence des grands groupes miniers. Au Mali, au Burkina Faso et au Ghana, les gouvernements ont engagé une reprise en main de leur secteur aurifère, en renforçant le contrôle public et en augmentant la part des revenus captée par l’État.
Source: https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-economie/20260712-
