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On ne peut pas laisser  les mémoires de ces braves dames disparaître

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Ce pays est quand même bizarre. on se proclame Droit-de-lhommiste, féministe ou défenseur de je ne sais sais quoi. On sait le faire bien quand il s’agit de draguer les institutions internationales en vue d’obtenir d’elles des  financements. On le fait bien lorsqu’il s’agit de chercher des postes au nom de la parité ou un auditoire cible. 

Il y a 45 ans, le 25 août 1977, des femmes de Guinée (nos mamans) se sont soulevées dans des marchés, à Conakry comme à l’intérieur du pays, pour dénoncer la souffrance  des femmes et la dictature économique du régime de Sékou Touré.

Elles ont bravé l’interdit, marché, protesté, en tenant tête au régime tyrannique de l’époque. Elles l’ont fait pour leurs enfants, pour leurs époux, pour le pays. Parce qu’elles étaient les mieux placées pour ressentir les douleurs et l’oppression du peuple.

Suite à ces manifestations qui ont été violemment réprimées, plusieurs d’entre elles ont perdu la vie après, dans des circonstances jusqu’à présent inexplicables. D’autres ont été emprisonnées, violentées et humiliées.

Ces femmes « précurseurs » de la lutte pour la liberté et contre l’oppression devraient être célébrées et honorées le 27 août de chaque année. Hélas !

On ne peut pas laisser  les mémoires de ces braves dames disparaître. Elles ont été des modèles, des icônes et leur slogan restera à jamais dans les annales de l’histoire de la Guinée « À bas la police économique ! »

Paix à leurs âmes. Amen !

Ahmed Tidiane Sylla

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