Contre La sansure

« Affaiblir le Premier ministre c’est affaiblir le président de la transition, la transition elle-même, l’Etat et la justice ».

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Il faut concilier le besoin de l’indépendance de la justice à celui de l’unité gouvernementale, c’est un tout. Affaiblir le Premier ministre c’est affaiblir le président de la transition, la transition elle-même, l’Etat et la justice. De même, une gestion militaire se caractérise par l’ordre et la discipline dans le respect de nos lois.

L’unité des membres des organes de la transition et des défenseurs de la transition est le secret de notre résistance face aux hostilités diverses des opposants à la transition guinéenne depuis le 5 septembre 2021.

Depuis le 5 septembre 2021, notre transition résiste aux hostilités internes et externes et avance dans son agenda de la refondation comme prévu à cause de nos sacrifices malgré parfois des frustrations individuelles que chacun gère à sa manière.

Contrairement à la transition CNDD sous le capitaine Moussa Dadis Camara qui a trébuché le 28 septembre 2009 après seulement 9 mois et cela par manque de contre-pouvoirs politiques structurés aux forces vives de l’époque dominée par la Troïka UFDG de Cellou Dalein Diallo, RPG de Alpha Condé et l’UFR de Sydia Touré et surtout par le manque d’unité et de solidarité de l’équipe de Kabinet Komara avec la vision du capitaine Moussa Dadis Camara, la transition CNRD  sous le colonel Mamadi Doumbouya est maintenant à son 20ème mois malgré les tentatives de sa déstabilisation.

Cette résilience n’est pas l’œuvre ou la force d’un seul homme puissant du gouvernement ou du CNT ou du CNRD ou des autres organes de la transition ou de la Présidence y compris le Président de la transition en personne, mais plutôt le fruit de l’unité sacrée entre les acteurs de la transition d’une part et d’autre part entre les défenseurs indépendants de la transition, comme le FNDT, qui agissent par conviction dans l’intérêt de la République.

C’est en cela que le FNDT avait condamné le désaccord public entre Charles Wright alors procureur général de la République et le Général Balla Samoura, Haut commandant de la gendarmerie et directeur de la Justice militaire et apprécié la décision de la sanctions du Président de la Transition pour mettre fin.

C’est en cela que le FNDT avait condamné les membres du CNT dans la crise de désaccord public sur le processus de rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution et apprécié l’intervention magistrale du CNRD pour y mettre de l’ordre. De cette même manière, nous souhaitons que le Président de la Transition et le CNRD prennent leurs responsabilités pour mettre de l’ordre au sein du gouvernement pour donner force à l’esprit d’équipe qui doit primer sur toutes autres considérations.

En effet, l’entente observée et vécue entre le Président de la transition avec le CNRD, entre le Président de la transition et le Premier ministre, entre le Président et le Président du CNT, entre le Président de la transition et le Président de la Cour suprême, entre le Président de la transition et le Président de la Haute Autorité de la Communication doit inspirer chaque membre du gouvernement qui doit comprendre que les départements ministériels sont interdépendants et prennent leur indépendance dans l’indépendance de l’équipe  et que la force de l’un dépend de la force globale du gouvernement et de son chef.

De la même manière que notre Premier ministre et chef du gouvernement  est un instrument au service du Président de la Transitoire, le Président du CNRD, Chef de l’Etat et commandant des Forces de Défense et de la Sécurité,  chaque membre du gouvernement doit être un instrument de travail au service du Premier ministre pour l’accomplissement de la mission de l’équipe gouvernemental dans son département.

Dans cette optique, l’administration judiciaire au sein de laquelle chaque juge de siège doit se donner de l’indépendance dans le traitement des dossiers dont il a la charge, n’est pas en reste. C’est pourquoi, face à l’hostilité des opposants à la transition, chaque membre de l’administration civile et militaire doit privilégier l’unité autour du Président de la transition pour que la transition continue son chemin de 24 mois incompressible selon le Président de la transition.

De même, un régime militaire, malgré son ouverture aux civils et à la liberté d’expression, ne doit pas laisser le désordre et l’indiscipline s’installer en son sein au risque que le déclin du régime vienne de ce côté comme le  maillon faible du système.

C’est pourquoi, il faut mettre fin à la récréation au sein des institutions et du gouvernement, dont les membres qui ont bénéficié uniquement de la confiance temporaire du Président de la transition, doivent agir avec humilité pour rendre la tâche facile au Président de la transition et aux volontaires indépendants qui défendent la transition à leur risque et périls. Acceptez d’être membre du gouvernement  de transition, c’est accepter de perdre parfois une partie de son indépendance de parole comme dans une salle de classe.

En conclusion, il faut concilier le besoin global de l’indépendance de la Justice à celui de l’unité d’action du gouvernement sans tordre la main aux juges qui doivent se donner eux mêmes leur propre indépendance devant Dieu et les hommes dans le traitement des dossiers et cela, conformément à leur serment. Ne pas interférer  dans les affaires judiciaires est un principe sacro-saint qui se gère au sein de l’équipe gouvernementale et au sein de la famille judiciaire, qui doivent régulièrement consulter au plus haut niveau, dans l’intérêt supérieur de la nation.

#FNDT, Mon devoir, ma patrie.

Keamou Bogola Haba

Coordinateur National du FNDT

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