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« Cellou et ses partenaires du quatuor ne doivent pas se presser pour rencontrer Gomou… »

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Hier, samedi 29 octobre 2022, en compagnie de Ibrahima Chérif Bah, un des vice-président du parti et Elhadj Djouma Bah, responsable des fédérations à l’étranger, tous deux du BPN, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a animé un meeting au Plaza Challenger de Montréal.

Après avoir fait observer une minute de silence pour toutes les âmes de ses compatriotes perdues en Guinée et au Canada, il a déclaré qu’il est « envahi par une immense joie de constater que vous êtes massivement mobilisés. L’UFDG reste la première force politique du pays, un parti qui peut gagner demain les élections dès le premier tour même sans campagne. Ce n’est pas un mythe, c’est grâce à la confiance des militants qui ont fait d’une constance extraordinaire, parce qu’ils ont confiance pendant 10 ans, 11 ans, 12 ans nous sommes entrain de nous battre (…) Nous avons combattu avec fermeté les mauvaises pratiques et les injustices. Nous sommes restés constants. Certains sont partis, ils ont changé de camps, d’autres sont revenus. Des gens ont perdu leurs vies et leurs biens.

Notre vocation à l’UFDG est de rassembler tous les guinéens. Si vous arrivez au pouvoir, vous vous mettez à régler des comptes, vous ne pourrez jamais travailler pour le pays. C’est dans notre mission de réconcilier tous les Guinéens que vous voyez aujourd’hui l’UFDG et le RPG cheminer ensemble pour des manifestations.

Nous préparons la réconciliation nationale car l’UFDG sera bientôt au pouvoir”, a-t-il déclaré avant d’ajouter : “On s’était converti en partenaire pour soutenir le CNRD après avoir écouté les discours rassembleurs dont on rêvait. Mais ça fait maintenant plus d’une année, il n’y a aucun acte concret”.

Le dialogue politique doit être pour favoriser un retour à l’ordre constitutionnel

Le dialogue politique que nous nous avons demandé est comment arriver au retour à l’ordre constitutionnel, c’est-à-dire l’organisation des élections libres et transparentes au niveau local et au niveau national. Mais le CNRD préfère réunir tout le monde au lieu de mettre en place un dialogue structuré. Déjà le CNRD a tout choisi à son niveau facilitateurs et autres. On sait que le CNRD, le Gouvernement et le CNT leur mandat correspond à la durée de la transition. On peut donc les soupçonner de vouloir rester aussi longtemps que possible aux affaires. Pour les facilitateurs, au niveau de nos coalitions, nous avons décidé de ne pas les reconnaître. Pour la rencontre avec le Premier Ministre, il n’y a pas eu d’abord une position si nous allons le recevoir ou pas. On ne s’est pas concerté pour ça

Récemment, les autorités de la transition ont annoncé qu’elles ont trouvé un accord avec les experts de la CEDEAO pour réduire la durée de la transition de 36 à 24 mois. Mais pour Cellou Dalein Diallo, c’est à l’institution ouest-africaine de statuer avant de souligner que la junte au pouvoir a fait déjà 11 mois sans poser un seul acte pour un retour à l’ordre constitutionnel normal :

Pour les 24 mois proposés comme durée de la transition, on attend ce que la CEDEAO va statuer. C’est la CEDEAO qui dira c’est à partir de quel mois. C’est après ça, que nous allons nous prononcer. Déjà le CNRD a fait 11 mois sans aucun acte qui va pour le retour à l’ordre constitutionnel. Donc certains pensent que le début de ces 24 mois c’est la date de l’installation du CNT, d’autres pensent que ça doit débuter à la date de l’ultimatum de la CEDEAO. Bref, nous nous attendons la décision de la CEDEAO… Beaucoup sont inquiets actuellement mais moi mon intuition me dit, on va y arriver. Maintenons le cap, la victoire est proche”.

De l’avis d’un analyste politique, « refuser de rencontrer le Premier ministre serait une bonne chose car, il ne faudrait pas donner l’occasion d’installer ce cadre de dialogue au dessus de la médiation de la Cedeao. Si Cellou Dalein et les autres leaders du quatuor, auxquels il faudrait désormais ajouter ceux de la Coalition 2AD, tombent dans le piège des autorités, c’est sûr que Colonel Doumbouya et ses camarades du CNRD et du CNT vont confisquer le pouvoir. Pour qu’il y ait un dialogue sincère, il faut lever les restrictions de libertés, ces placements sous contrôle judiciaires, les empêchements de voyager les emprisonnements sans jugement. Ce n’est pas parce que la communauté internationale, notamment les États-Unis, l’Union européenne, a appuyé l’accord Cedeao et gouvernement guinéen qu’il faudrait se précipiter pour aller dans ce Cadre de dialogue dirigé par Colonel Doumbouya, Dansa Kourouma du CNT et leurs alliés. Il faudrait minimalement que les restrictions de manifestations, des voyages soient levés, que les prisonniers politiques soient jugés ou placés sous contrôle judiciaire. Cellou et ses partenaires du quatuor ne doivent pas se presser pour rencontrer Gomou… ».

 

Mamadou S. Fadi DIALLO

 

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