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Ledjely.com fait bien de souligner que le Ministre Charles Wright accumule les contradictions

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Il y a quelques mois, alors qu’il était le Procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, l’actuel Ministre guinéen de la Justice avait transmis, Alphonse Charles Wright, transmettait aux tribunaux le dossier de poursuite du FNDC contre l’ex président Alpha Condé et certains de ses collaborateurs. Aujourd’hui, il engage une bataille contre ce mouvement, dont il veut nier l’existence. Pour un commentateur, « ledjely.com fait bien de souligner que le Ministre Charles Wright accumule les contradictions« . 

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Charles Wright accumule les contradictions

Le nouveau ministre de la Justice se serait-il mis en devoir de mener la bataille du CNRD ? C’est en tout cas l’une des explications pouvant rendre compte de certaines des contradictions dont se rend coupable Alphonse Charles Wright via les propos qu’il a tenus et les actes qu’il a posés ces derniers jours.

Commençons par le plus récent. Le nouveau ministre de la Justice, enjoignant le procureur général de poursuivre ou de faire engager des poursuites contre les membres du FNDC, reproche à ces derniers, comme à leurs habitudes, dit-il : « sur la base de leur humeur se donne pour prérogatives de porter des accusations graves sur les faits criminels en citant Monsieur le Président de la Transition, Colonel Mamadi DOUMBOUYA, certains cadres de l’armée, de la police et de la gendarmerie comme étant des cerveaux de la répression, sans apporter la moindre preuve irréfutable ».

En d’autres termes, Charles Wright en veut aux membres du FNDC parce que ces derniers ont récemment transmis à la CPI une liste de présumés responsables de la répression réservée aux manifestations des 28 et 29 juillet 2022. Mais ce qui est étonnant dans cette accusation, c’est qu’elle émane de celui qui, quand il était procureur général il y a quelques mois, avait choisi d’engager des poursuites judiciaires contre les anciens dignitaires du régime Alpha Condé, sur la base de dénonciations identiques faites par le même FNDC. A l’époque, la plainte des avocats du mouvement avait été jugée sérieuse par le procureur général. Mais aujourd’hui, pour le ministre, cela ne passe pas. Il faut avouer que la cohérence n’y est pas.

Sur la légalité du mouvement anti-troisième mandat, désormais contestée par le ministre de la Justice, on ne comprend pas non plus. Il est vrai que depuis quelques mois, Alphonse Charles Wright a sorti de son chapeau l’argument de l’inexistence juridique du FNDC. Défaut qu’il invoque pour annoncer son intention d’interdire les activités du mouvement. Mais ce qui est curieux là aussi, c’est le fait que le même Charles Wright, quand il était juge du TPI de Dixinn du temps d’Alpha Condé, n’avait pas cru devoir mettre en avant ce défaut. Pourtant, dans l’enregistrement audio diffusé au lendemain du coup d’Etat du 5 septembre par nos confrères d’Espace FM, on entend clairement Sidy Souleymane N’Diaye, l’ancien procureur de Dixinn, suppléer Charles Wright de trouver de quoi condamner Foniké Menguè, à l’époque dans le viseur du régime en quête de troisième mandat. Doléance qu’il avait royalement ignorée.

Le Ministre Mory Condé (de dos) échangeant avec des dirigeants du FNDC, lors des consultations qu’il a initiées avec les Forces vives.

C’est donc plutôt étonnant qu’aujourd’hui, devenu ministre, il nous sorte si opportunément cet argument de l’inexistence juridique. D’autant plus étonnant que durant cette même transition, le FNDC, en tant qu’entité, a été reçu aussi bien par le président de la Transition que par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Enfin, où est passé le Charles Wright qui, à la suite des manifestations consécutives à la hausse du prix du carburant à la pompe, s’était empressé de mettre le grappin sur les policiers ayant tiré le coup fatal pour Thierno Mamadou Diallo ? Il importe de se poser la question dans la mesure où, de la lecture que le ministre se fait des violences récentes à Conakry, seuls les responsables du FNDC sont à incriminer. Ce, en raison du fait qu’ils ont outrepassé l’interdiction de manifestation édictée par les autorités. Serait-ce une raison pour dédouaner les forces de sécurité auteures potentielles des violations des droits de l’homme ? Et pour en revenir à la comparaison d’avec les manifs anti-hausse du prix du carburant, étaient-elles autorisées ? Bien sûr que non ! Dans ce cas où est la cohérence ?

Avec autant d’incohérences, difficile de ne pas voir en Charles Wright le bras répressif de la Transition.

Boubacar Sanso Barry

 

(*) In. https://ledjely.com/2022/08/02/charles-wright-accumule-les-contradictions/

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