Contre La sansure

La CAN 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie menacée? Le dirigeant du football africain s’inquiète

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La Confédération africaine de football (CAF) et son président Patrice Motsepe ne cachent plus leur inquiétude face aux retards sur les chantiers de La Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue du 19 juin au 18 juillet 2027 dans ces trois pays.

Même Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football (CAF), ne cache plus son inquiétude. « Nous sommes désormais dans une urgence majeure », a avoué le dirigeant du football africain lors d’une conférence de presse, ce lundi 28 septembre en Tanzanie, à l’issue de sa tournée d’inspection sur les chantiers de la future CAN 2027.

À neuf mois de la compétition, La CAF continue officiellement de maintenir sa confiance dans les trois pays hôtes. L’instance du football africain n’envisage « ni plan B, ni plan C », a réaffirmé Patrice Motsepe lors du point presse.

« Nous allons travailler très dur en Tanzanie, je transmettrai le même message au Kenya puis en Ouganda. Nous allons travailler ensemble et dans les domaines où nous sommes en retard », a expliqué le dirigeant africain.

Une deuxième tournée d’inspection de la CAF doit avoir lieu en janvier prochain. Les retards se sont multipliés ces derniers mois dans les trois pays. En avril déjà, dans un premier rapport consulté par Le Monde, les inspecteurs de la Confédération africaine de football pointaient les manquements de l’organisation des pays hôtes.

En Ouganda, aucun des stades inspectés ne répondait aux exigences de catégorie 4 de la CAF, le plus haut niveau demandé par l’instance du football africain. Dans l’ouest du pays à Hoima, l’Ouganda a pourtant construit une toute nouvelle enceinte de 20.000 places pour un coût de 130 millions de dollars.

Mais le nouveau stade présenterait de nombreux défauts au niveau des zones médias et des vestiaires des joueurs. Le grand stade de Kampala de 45.000 places, le Nelson-Mandela stadium, n’est pas encore rénové.

Le Kenya a lui lancé la construction d’un nouvelle enceinte de 60.000 places dans Nairobi, le stade de Talanta. Sa livraison était prévue en 2025. La construction n’est toujours pas achevée. L’autre grand stade, le stade de Kasarani à Nairobi est toujours en phase de rénovation.

Les retards de chantier ont, par le passé, coûté cher au Kenya. Le pays avait dû renoncer à l’organisation de la CAN en 1996 et du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en 2018.

La compétition attribuée à un autre pays?

Les travaux semblent avancer moins lentement selon la CAF en Tanzanie mais les inspecteurs pointent dans les trois pays hôtes des retards sur l’aménagement de transports publics pour se rendre dans les enceintes.

Ces retards et les déclarations de Patrice Motsepe ont relancé le débat sur une attribution de la prochaine CAN à un autre pays. Ce ne serait pas nouveau sur le continent. Tout récemment, La Guinée s’est faite retiré l’organisation de la CAN 2025.

Le Maroc avait repris le flambeau. Le Cameroun s’était fait également retirer l’organisation de la CAN 2019 pour des retards de travaux. La compétition s’était déroulé en Égypte. Selon nos confrères du Monde, les dirigeants de la CAF auraient déjà commencé à sonder les fédérations des pays qui pourraient accueillir la CAN 2027, sans attendre la prochaine tournée d’inspection de janvier.

Des contacts auraient été pris, selon le Monde, avec le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Algérie, qui possèdent respectivement 16, 13 et 7 stades aux normes de la CAF.

L’Égypte, qui désire accueillir la CAN 2028, et la Côte d’Ivoire sont les deux seuls autres pays qui peuvent aujourd’hui répondre aux normes et aux demandes de la Confédérations africaines de football pour organiser la compétition continentale qui est passée désormais d’un format de 24 à 28 équipes.

En tout, aujourd’hui, seules cinq fédérations peuvent répondre aux exigences de l’instance du football africain. Ces dernières années, la CAF a durci les conditions d’organisation.

Des conditions durcies

Les pays organisateurs de la CAN doivent disposer d’au moins six stades, dont deux d’au moins 40.000 places et deux d’une capacité d’au moins 20.000 places. La capacité minimale pour les deux autres stades est de 15.000 places.

Toutes ces enceintes doivent disposer d’une pelouse naturelle ainsi que d’équipement de base, tel qu’un centre médical, une salle pour l’assistance, vidéo, la VAR, d’un centre média, d’un système d’éclairage performant. Ces stades, surtout, doivent être accessibles en transport en commun pour les milliers de spectateurs, défi de taille pour les pays organisateurs.

Une chose est sûre. La CAF ne renoncera pas pour 2027 à une phase finale de la CAN quelque soit le pays organisateur. L’enjeu financier est trop important. L’instance du football africain a besoin d’argent depuis que sous la pression de la FIFA, la CAN ne sera organisé que tous les 4 ans à partir de 2028.

Source: https://information.tv5monde.com/sport/

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