Guinafnews

La délégation de la CEDEAO n’arrivera que dimanche 21 août à Conakry

Elle devait arriver en Guinée hier mardi. Finalement, elle est annoncée pour dimanche le 21 août. Et cette fois-ci, tout semble avoir été bien préparée pour que le séjour de la Délégation du Médiateur Thomas Boni Yayi, ancien président démocratiquement élu du Bénin, soit accueillie à Conakry.

Dans un communiqué, « la Commission de la CEDEAO informe que les autorités de la transition guinéenne ont accepté le programme de visite de S.E Dr Boni YAYI, Ancien Président du Bénin et Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée, qui se rendra de nouveau à Conakry, le dimanche 21 Août 2022.

Le programme du Médiateur de la CEDEAO en Guinée prévoit un dialogue inclusif avec les membres du Gouvernement, les acteurs politiques, les partenaires et la société civile. S.E Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO, profite de cette occasion, pour inviter le Gouvernement de la transition, la classe politique et la société civile guinéenne à œuvrer ensemble pour la paix en soutenant et en travaillant solidairement pour la réussite de la mission du Médiateur« .

Au cours des prochaines heures, on saura si la classe politique et ses forces sociales ont été informées de l’arrivée et du programme de cette délégation de la CEDEAO, car, selon un acteur politique, « actuellement, qu’on le veuille ou non, il y a deux camps. Celui du pouvoir et ses partenaires politiques et sociaux, c’est-à-dire le CNRD, son gouvernement, son Forum pour une transition apaisée Dansa Kourouma et ses organisation et de l’autres, il y a l’UFDG, l’UFR, le RPG a-e-c et leurs alliés. Il faudrait que la CEDEAO le sache pour ne pas avoir être débordé par les représentants choisis par le pouvoir en place« .

De l’avis d’un analyste politique, « il n’est pas sûr que les opposants au CNRD aient un plan pour cette rencontre. Ils doivent parler pour convaincre de la faisabilité d’un chronogramme de 24 mois, ayant commencé depuis le 5 février, date de l’installation du Conseil de la transition. Il est possible de faire cette transition de manière pacifique pour que des élections se tiennent dans un an pour les communales et régionales et, quelques mois après, en février ou mars 2024 la présidentielle jumelée aux législatives. Ou, pourquoi pas une seule élection en janvier ou février 2024 ? »

 

Brehim Ould MAHMOUD

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.