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« Le premier ministre Ibrahima Kassory Fofana croupit en prison dans un contexte de violation absolue des droits »,

Hier, vendredi, le collectif des avocats de la défense de Kassory Fofana a tenu une conférence de presse, au lendemain du refus de la Chambre de contrôle de l’instruction de libérer leur client, pour attirer l’attention des uns et des autres sur l’état de santé de l’ancien Premier ministre du régime d’Alpha Condé.

Pour Maitre Mamadou Ismaïla Konaté, du collectif des défenseurs d’Ibrahima Kassory Fofana, membre des Barreaux du Mali et de Paris, « le juge balaye d’un revers de la main les arguments qui viennent quand même d’un professionnel qui dit attention, la situation de santé de Kassory Fofana est critique. Il faut d’autant plus anticiper qu’il y en a un qui est décédé dans des conditions qui ne sont pas peut-être élucidées encore (…) Moi qui vous parle, je ne connais pas son dossier médical. Seul Kassory connait son dossier avec son médecin« .
Ancien ministre malien de la Justice aujourd’hui, cet avocat estime que « le peuple de Guinée doit savoir que depuis six mois, on lui promet des preuves, mais il n’y a pas de preuves« , et souligne que « depuis six mois le premier ministre Ibrahima Kassory Fofana croupit en prison dans un contexte de violation absolue des droits, alors que nous avons deux à trois actions ».

L’ancien PM, Ibrahima Kassory Fofana, en voie d’être transporté à l’hôpital, lors d’un de ses séjours aux USA, chez lui.

« Tout ce qui arriverait de mauvais à la santé du Premier Kassory Fofana, le procureur spécial et le président de la chambre de contrôle de l’instruction en sont responsables et leur responsabilité est engagée là-dessus« 

Me Konaté parle des actions qu’ils vont entreprendre : « la première, c’est que la question de la liberté, on ne la plaidera plus jamais devant la chambre de contrôle, parce que cette chambre de contrôle ne nous donne aucune espèce de confiance. Deuxième, nous avons saisi la cour suprême, juridiction la plus haute dans le degré le plus haut pour déférer non seulement les violations, mais en même temps l’acharnement du procureur spécial. Troisièmement, n’oubliez pas qu’en début de procédure, nous avons nous-mêmes personnellement porté plainte contre le procureur spécial et que le ministre de la justice est saisi de cette plainte. Quatrièmement, nous avons saisi également, non seulement les juridictions à l’international, mais en même temps nous allons multiplier des plainte au niveau des institutions africaines des droits de l’homme (…). Nous avons porté plainte contre le procureur spécial de la CRIEF. Le ministre de la justice est déjà saisi de cette plainte« .
Poursuivant il indique : « mais aujourd’hui, on engage la responsabilité de monsieur le procureur spécial de la CRIEF. Tout ce qui arriverait de mauvais à la santé du Premier Kassory Fofana, le procureur spécial et le président de la chambre de contrôle de l’instruction en sont responsables et leur responsabilité est engagée là-dessus » en insistant sur le fait que « c’est une responsabilité qui est individuelle qui est probablement pénale et qui est détachable de l’activité du service public. Donc ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savent pas. Ils le savent déjà« .
Pour un commentateur, « il faut se demander le pourquoi du refus des américains de s’intéresser à cette affaire impliquant leur cncitoyen Kassory Fofana. Est-ce qu’ils ont des informations qui les en dissuadent ? De toutes les façons, ils devraient exercer les pressions minimales pour que le PM Kassory soit placé sous contrôle judiciaire. La prison rend malade et les hôpitaux guinéens manquent de matériels et de médicaments. Avec Saïkou Yaya Barry, les gens se sont rendus compte qu’il faut envoyer les prisonniers à l’hôpital sino-guinéen… Doit-t-on dire que Donka, reconstruit par Alpha Condé et inauguré récemment par Doumbouya n’est toujours pas fonctionnel ? »

Khady THIAM

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