Contre La sansure

 » On ne gouverne pas contre le peuple, contre la majorité des guinéens. »

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Dans 11 mois, le régime de transition, qui a déjà perdu sa légitimité ne sera plus légal. Le chronogramme de 24 mois qu’il lui a convenu avec la Cedeao prendra fin le 31 décembre prochain.  

Le CNRD, son gouvernement et son CNT ont identifié 10 points à réaliser pour le retour à l’ordre constitutionnel. « Mais en ont-ils réalisé un seul ? Ont-ils réellement cherché à en réaliser un seul ? Dans leurs têtes, c’est comment confisquer le pouvoir autant que possible. Seulement, la situation ne cesse de se dégrader. Elle ressemble de plus en plus à ce qui s’était passé ici en janvier et février 2007. Alors, comment les choses vont se passer au cours des prochaines semaines ? », se demande un commentateur.

Devenu Général de corps d’armée, Mamadi Doumbouya, président de la transition a certes indiqué dans son adresse à la nation le 31 décembre qu’au cours du premier trimestre le projet d’une constitution qui ‘’nous ressemble et qui nous rassemble. » Et il précise « une constitution approuvée par le peuple et qui n’est pas du copier-coller, mais une constitution qui s’ inspire du passé pour bâtir ensemble notre avenir’. »

En visite à Conakry, Michael Heath, secrétaire d’État américain adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, après avoir tenu des séances de travail avec les ministres des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté et des Télécommunications, Ousmane Gaoual Diallo. rencontré des représentants des Forces vives. Il leur a dit que les USA sont favorables à « un dialogue constructif pour l’avenir démocratique de la Guinée, avec la participation active des citoyens, de la société civile et des groupes d’opposition politique.”

Commentant cette actualité, le président de la Commission communication de l’Alliance politique ANAD, dirigée par Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG est clair : « la transition guinéenne prendra fin au plus tard le 31 décembre 2024. Toute option contraire conduira le pays à une situation extrêmement inflammable et les promoteurs du chaos en porteront toute la responsabilité devant l’histoire. La vocation première d’une transition demeure le retour à l’ordre constitutionnel. »

Conseiller communication de Cellou Dalein Diallo, Souleymane Konaté souligne que « les BIDASSES n’ont ni mandat, ni la légitimité nécessaire pour prétendument refonder l’État où l’engager sur de vastes chantiers qui devraient être discutés à la représentation nationale. Ils doivent organiser les élections dans les meilleurs délais et partir pour éviter au pays tout scénario catastrophe.

L’heure est grave. C’est pourquoi, Il revient à chaque Guinéen de prendre ses responsabilités face à l’entreprise de suicide collectif dans lequel le CNRD entende nous embarquer avec comme seule obsession leur maintien vaille que vaille au pouvoir. On ne gouverne pas contre le peuple, contre la majorité des guinéens. »

L’heure est vraiment grave avec l’ultimatum de 72 heures donné par le mouvement syndical pour la libération de Sékou Jamal Pendessa, président du SPPG. Sans compter que de son côté, le FNDC (dissout), par la voix de son coordinateur Oumar Sylla, alias Foniké Manguè, a annoncé une manifestation.

Brehim Ould MAHMOUD

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