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« Nous n’avons pas besoin de dialogue inter-guinéen ».

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Les vice-présidents Kalémodou Yansané et Ban Sow ont dirigé l’Assemblée générale de ce samedi 29 octobre au siège du parti alors qu’à Montréal, la plus grande métropole francophone des Amériques, le président Cellou Dalein Diallo s’apprêtait à s’adresser à ses compatriotes.

Vice-président en charge des Affaires politiques, Bano Sow placé sous un régime de contrôle judicaire jeudi dernier, a expliqué : « si nous sommes sortis avec un contrôle judiciaire, c’est évident que nous sommes plus contents que si nous avions été déférés à la maison centrale. Par contre même cette décision là est injuste, comme les avocats ont démontré. Mais on dit, entre deux maux il faut choisir un. Donc nous nous retrouvons avec ce contrôle judiciaire. Le contrôle judiciaire ne veut pas dire que nous ne devons pas animer nos partis politiques. Le contrôle judiciaire ne dit pas que ceux qui ne sont pas parmi nous, doivent avoir peur. Nous devons donc redoubler d’efforts, nous devons travailler davantage pour que Cellou Dalein Diallo accède au pouvoir à Sekhoutouréya. Mais ça ne sera pas un miracle, pour que nous gagnions les élections il faut nous organiser. Il ne doit pas y avoir du découragement de la part de nos militants ».

Le vice-président Bano Sow

C’est que certains militants et sympathisants du part ne voulant pas qu’il s’attire davantage d’ennuis, ne voulaient pas qu’il se place en conflit avec la loi. L’un d’entre eux, préfère que l’on parle « de gagner la présidentielle mais de cesser de parler de Sékouteréya, un Palais à construire ailleurs et qu’il porte un nom rassembleur du genre Palais de l’Unité ou de la Concorde, pour que le président guinéen n’oublie jamais qu’il doit travailler dans ce sens, pour favoriser la paix et le développement« .

Pour sa part, Kalémodou Yansané, en charge des Affaires économiques a rappelé, parlant sans doute des Ousmane Gaoual, Faya Millimono, Keamou Bogola Haba, etc. indique  : ‘’C’est avec eux qu’on était sur les toits des véhicules. Hier, ils étaient dans l’opposition. On était ensemble à Bambéto. Si vous revoyez leur discours aujourd’hui, vous ne pouvez pas les reconnaitre. C’est eux qui tirent sur les ficelles de la division et de la mésentente. Je demande au colonel président de comprendre que ces personnes n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la paix, la quiétude et le dialogue en Guinée’’.

En simple citoyen oui, mais pas en qualité de PM

Parlant du cadre de dialogue inclusif, Kalémoudou Yansané assure que ‘’nous avons tous intérêt à aller au dialogue. Nous comptons plus de 50 % des électeurs guinéens toutes régions confondues. Est-ce que nous avons intérêt à ne pas aller au dialogue ? On chante partout : ‘Ils ne veulent pas recevoir le Premier ministre’. Mais qui vous a dit qu’on ne veut pas recevoir le Premier ministre?’’ (…) Le Premier ministre, s’il veut, il peut venir assister à notre réunion, il n’y a pas d’entrave à ça. D’ailleurs, ça sera l’occasion pour nous de lui présenter nos préalables, petits problèmes et de recevoir peut-être de lui les subventions que l’Etat doit accorder aux différents partis politiques. Officiellement, je n’ai pas entendu au niveau de l’UFDG qu’on refuse de recevoir le Premier ministre’’.

Mais pour des militants et sympathisants UFDG et des alliés de l’ANAD, certains disent « Kalémodou Yansané doit expliquer son idée de recevoir le PM Bernard Gomou. On est pas d’accord pour recevoir M. Gomou avec son manteau de Premier ministre. Comme citoyen, que ce soit lui ou quelqu’un d’autre comme les facilitatrices, des membres du gouvernement, etc., qu’ils viennent en tant que guinéens, ils seront les bienvenus. Mais pour dialoguer, nous nous voulons d’un dialogue entre le Gouvernement du CNRD, son CNT et leurs alliés des forces vives, d’une part et, le quatuor et les autres forces vives avec lesquelles ils partagent les mêmes vues. Il est souhaitable que M. Kalémodou nous éclaire sur ce sujet. Nous n’avons pas besoin de dialogue inter-guinéen« .

De l’avis d’un commentateur politique, « le quatuor ne doit pas accepter ce dialogue inter-guinéen dont le seul objectif est de saboter la médiation de la CEDEAO. C’est un piège ce truc de dialogue… Maintenant qu’ils ont signé ce protocole de 24 mois, dont la date de commencement sera déterminé par la Conférence des chefs d’États, c’est le CNRD qui est pris dans un piège. Dans le meilleur des cas pour le CNRD, le chronogramme de la transition de 24 mois va commencer le 11 mai 2022 pour durer jusqu’au début mai 2024. L’élection présidentielle fin mars 2024 et s’il y a un deuxième tour, il aura lieu à la mi avril 2024... »

Mamadou Alpha BAH (collaboration B. O. MAHMOUD

 

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